dimanche 25 mars 2012

Le Petit Vatel


Nom : Le Petit Vatel
Lieu : Paris 6e
où dans le guide Fooding® 2012 : p. 64
tasting time : déjeuner, un samedi de mars


On peut aimer les belles boutiques de fringues et la bonne cuisine. Ca ne fait pas forcément bon ménage, surtout quand il s'agit de passer en cabine d'essayage, mais c'est possible. Si votre amour des beaux vêtements et des jolis sacs vous amène dans le 6e, du côté de Mabillon, et que vous avez néanmoins besoin de déjeuner, je vous conseille le Petit Vatel. Un minuscule restaurant situé en face du Marché Saint-Germain. L'équipe est exclusivement féminine, la clientèle partagée entre touristes au bon flair et habitués du quartier. Les propositions sont au premier abord absolument traditionnelles (terrine de foie gras, carottes rappées, œufs mimosa, os à moelle pour les entrées (de 6€ à 10€), chou farci, paupiettes de veau, boudin noir et purée de pomme de terre pour les plats (de 15€ à 20€), fondant au chocolat, cheesecake, pana cotta pour les desserts. Mais en entendant l'accent espagnol de la chef, on se dit qu'il y aura peut-être une surprise dans l'assiette. Et en effet, mon chou farci était couronné d'une sauce tomate aux champignons et aux carottes qui relevait délicatement le plat. La farce, succulente, laissait bien distinguer les petits morceaux de lard fondants. Le poulet fermier bio au citron confit était accompagné d'une semoule très légère, et mes voisins se sont pâmés pour leurs rondelles grillées de boudin noir qui s'est avéré originaire de Murcie. Ma raison m'a privée de dessert, mais le café et l'addition furent excellents.


Le café-café


Lieu : Besançon
absent du Fooding® 2012 : oh, les mecs, faudrait bosser un peu! (ou bien m'embaucher?)
Moment : un midi de semaine, mars 2012


Merci à ma co-tasteuse préférée pour m'avoir fait découvrir cette exquise adresse.
C'est tout ce que j'aime : un lieu qui a une âme (une âme de bistrot-brocante bourré d'habitués),  des plats maison, une ardoise qui vit, un service sympathique.
Ce jour-là, nous avons choisi les noix de saint-jacques, sauce aux noisettes et purée de potiron (17€). La sauce, relevée par du parmesan mais dans laquelle la noisette gardait le dessus, nous a laissé un souvenir impérissable.


et pour le dessert,
moelleux au chocolat, glace et fruits rouge / mousse au chocolat
classique mais authentique

Le café-café : le petit trésor de Besançon.

vendredi 23 mars 2012

La Cloche à fromage


Lieu : Strasbourg
Fooding® page : jamais de la vie
Moment : le deuxième service d'un samedi soir, mars 2012



L'un des restaurants les plus connus de Strasbourg. En quatre ans et demi, je n'avais jamais eu envie de soulever la cloche. Et puis, avec la perspective de partir, la curiosité l'a emporté sur la fierté de se penser plutôt du côté des défricheurs.


Après la séance de ciné de 20h, nous sommes arrivés à l'heure dite dans ce temple du bon fromage. En entrant,  je craignais d'avoir le cœur soulevé par une odeur mêlant roquefort/munster fermier et maroilles fondus, de devoir jeter tous mes vêtements au feu et de me tondre les cheveux, mais il n'en fut rien. Le restaurant est moderne et la ventilation fonctionne parfaitement. La déco est récente, dans les tonalités de brun et d'orange, avec des sièges élégants, des tables en bois nues et des bouquets de fleurs séchées. On veut clairement se démarquer des rustiques winstubs.

Le service est vif. La carte, fort sympathique : des plats classiques aux accents actuels et contenant toujours une touche de fromage; des plateaux de dégustation de fromages proposant une famille de fromages ou une progression gustative ;  puis les traditionnelles raclettes, fondues & mont-d'or.
Nous avons craqué pour la traditionnelle raclette au lait cru (25€ par personne, charcuterie fine, pickels et petites pommes de terre nouvelles de Noirmoutiers à volonté).

Nous étions bien tranquillement installés à déguster un délicieux vin blanc lorsqu'une bande de trentenaires sur leur 31 firent leur entrée, en même temps qu'un scandale pour avoir été séparés en deux tables. Le manager tente de calmer le jeu, mais le groupe possède la force du nombre : ça négocie, ça revendique, ça fait le malin... Finalement installés aux deux tables, ils continuent de montrer leur mécontentement - et leur puissance - en s'interpellant d'une table à l'autre. 

Heureusement, notre raclette arrive. Et avec, le petit discours bien huilé de la serveuse : "la croûte de la meule a été lavée tous les deux à trois jours avec un vin d'Arbois qui lui donne donc un goût délicieux... Ne placez que deux ou trois petites pommes de terre sous le fromage pour ne pas laisser le temps au fromage de refroidir, ce qui vous ferait mal au ventre...Au bout de trois ou quatre assiettes, veillez à éloigner la résistance car le fromage fondra alors plus vite"... 


Sourires et remerciements polis, puis : à l'attaque! 
La raclette est effectivement excellente : crémeuse et fruitée. Les pommes de terre et la charcuterie (viande de grison, saucisson, jambon fumé) sont de très belle qualité.






Aux toilettes, vous apprécierez de vous retrouver aux milieux de vaches laitières en train de brouter une belle herbe suisse, avec le son en prime!

Au total : du très bon fromage, et du très mauvais goût. A vous de voir!